| Nouakchott 18 oct (AMI) - Le Conseil
des ministres s'est réuni le lundi 17 octobre
2005 sous la présidence du colonel Ely Ould Mohamed
Vall, président du Conseil militaire pour la
justice et la démocratie, chef de l'Etat.
Le Conseil a examiné et approuvé le
projet d'ordonnance portant loi de finances rectificative
pour l'année 2005. Ce projet d'ordonnance portant
loi de finances rectificative s'équilibre en
recettes et en dépenses à cent soixante
dix milliards et trente neuf millions d’ouguiya
(170 039 000 000 UM) soit une augmentation de 29, 432
milliards d'ouguiya en valeur absolue correspondant
à une progression de 21,4% par rapport à
la loi de finances initiale pour 2005.
Ce projet d'ordonnance intervient dans une conjoncture
marquée par des déficits budgétaires
historiques atteignant des niveaux record : 36,4 % du
PIB en 2003 et 23,0% du PIB en 2004, selon les données
provisoires communiquées en 2004 aux partenaires
au développement.
Il intervient, également, dans un contexte caractérisé
par un endettement massif des entreprises publiques
auprès du système bancaire et par l'accumulation
d'importants arriérés de paiement de l'Etat
vis-à-vis desdites entreprises.
Le présent projet d'ordonnance portant loi
de finances rectificative a pour objectifs de permettre:
- le règlement d'une partie des engagements
de l'Etat, en particulier vis-à-vis des entreprises
publiques, et
- la régularisation des dépenses exécutées
hors loi de finances pour l’année 2005.
Pour couvrir ces dépenses, il est prévu
une augmentation des recettes au moyen, entre autres,
d'efforts additionnels des services fiscaux et la réalisation
d'économies budgétaires.
Le projet d'ordonnance portant loi de finances rectificative
pour l'année 2005 se caractérise, en outre,
par le retour à un niveau de déficit budgétaire
raisonnable (49,2 milliards d'ouguiya, sur base tableau
des opérations financières de l'Etat (tofe),
soit 10,0 % du PIB hors dons).
Ce déficit sera financé par le maintien
de l'encours actuel des bons du trésor et le
recours, en tant que de besoin, à l'émission
de nouveaux bons du trésor.
Enfin, il ouvre la voie à l'établissement
de budgets sincères qui constituent le préalable
à toute gestion transparente et à tout
système fiable d'informations financières.
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