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PRÉSENTATION
GÉNÉRALE
En Mauritanie, l'emprise croissante du désert
saharien empiète chaque jour davantage sur les
terres arables. Les surfaces cultivées ne représentent
plus maintenant que 0,5 % du territoire national, qui
s'étend sur 1 025 000 km².
Elles se limitent en une étroite bande au sud
du pays, longant la basse vallée du fleuve Sénégal
et la frontière du Mali. Il convient cependant
de ne pas oublier les palmeraies et les petits jardins
dans les oasis, de l'Adrar, en particulier.
Outre des conditions climatiques souvent pénibles,
l'agriculture subit régulièrement de nombreux
prédateurs : criquets-pèlerins, sauterelles,
rats, oiseaux, etc. Néanmoins, les autorités
mauritaniennes ont accordé la priorité
à ce secteur, afin de parvenir à l'autosuffisance
alimentaire, en augmentant la production agricole par
de meilleurs rendements, une extension des périmètres
cultivés, une meilleure formation des paysans
et un certain niveau de mécanisation des exploitations
agricoles.
CULTURES |
| La principale production est le sorgho (plus de 130
000 t par an) dans le sudauquel s'ajoute le riz (plus
de 100 000 t par an) dans la vallée moyenne
du fleuve Sénégal, entre Kaédi et
Keur Massène. La production de maïs est supérieure
à 11 000 t par an. La culture du gommier est en
nette régression. Quant aux palmiers-dattiers des
oasis, ils produisent 22 000 t de dattes par an. Les cultures
maraîchères (2 500 t) sont en plein essor
dans les petits champs et jardins à la périphérie
de Nouakchott ou dans les palmeraies des oasis. Autres
ressources : le mil (13 000 t), le blé (400 t),
l'orge (300 t), les pois (22 000 t), ... |
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ÉLEVAGE
Malgré les conditions climatiques difficiles,
l'élevage demeure la principale activité
des Mauritaniens. Il s'agit essentiellement d'élevage
de dromadaires, dont la quête des pâturages
est liée à la distribution des pluies.
L'hiver, lorsque la saison sèche s'étend
sur l'ensemble du pays, ils restent le plus au nord
possible, où quelques pluies éparses peuvent
se produire. Puis, ils descendent vers le sud pour prendre
leurs quartiers d'été, car la mousson
remonte alors, amenant la pluie sur une bonne partie
du pays. les éleveurs du sud de la Mauritanie
- qui possèdent à la fois des troupeaux
de chameaux, de bovins et de moutons ainsi que de chèvres
- effectuent un parcours inverse : l'hiver (saison sèche),
ils sont le plus près possible du fleuve Sénégal
et de la frontière malienne, où la végétation
est sahélienne (savanes) et non pas désertique,
comme dans le nord de la Mauritanie.
Puis, à la saison des pluies, ils remontent avec
la mousson, vers les pâturages du nord, sans dépasser
l'isohyète |
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100 mm (ligne allant de Nouakchott à Oualâta,
où les pluies sont de même importance).
Quelques nuances existent cependant : depuis quelques
décennies, les éleveurs sont devenus propriétaires
de palmeraies et de champs dans les oasis, aussi ne consacrent-ils
plus la totalité de leur temps à transhumer;
ils se fixent quelques mois maintenant pour participer
aux récoltes.
Pour l'ensemble du pays, le cheptel s'élève
à 2 million de dromadaires, plus de 10 millions
d'ovins et de caprins et 4 million de bovins, soit 8 à
10 % du PNB. |
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PÊCHE
La pêche est une source majeure de revenus en
Mauritanie : elle représente aujourd'hui 6 %
du PIB et 40 % des recettes d'exportation. Sa production
atteint 640 000 t par an dont 570 000 t d'espèces
pélagiques (sardinelles, chinchards, anchois,
maquereaux, etc...).
Les eaux territoriales mauritaniennes sont considérées
comme les plus poissonneuses au monde. Le pays compte
de nombreux artisans-pêcheurs, dotés de
pirogues à moteur ou pêchant à la
senne (en particulier les Imraguen de la côte
Atlantique, entre Nouakchott et Nouâdhibou).
La Mauritanie s'est dotée d'une flottille nationale
de pêche industrielle constituée d'une
centaine de chalutiers, d'un dock flottant et d'ateliers
pour le carénage et la réparation, et
dispose d'installations frigorifiée. |
La libération de l'économie encouragée
par les pouvoirs publics offre d'importantes possibilités
d'investissements dans ce secteur aux promoteurs nationaux
et étrangers.
Cependant, l'arrivée en nombre de flottilles ultra-modernes
à haute productivité risque, à terme,
de réduire à néant les ressources
halieutiques du pays.
Aussi, le pays a pris les mesures qui s'imposent avant
de renouveler ses accords de pêche avec les pays
de l'Union européenne. Il a pour objectif de régénérer
son stock de poissons et de poulpes, en attendant de se
doter d'une flotte moderne. |
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| LES MINES
Les mines n'en emploient guère plus de 5 % de
la population active et cependant, elles représentent
la deuxième grande activité économique
du pays (30 % du PIB en 1998 et environ 40 % des recettes
d'exportation).
Depuis 1963, la Mauritanie exploite le minerai de fer
de la Kediet ej Jill (réserves estimées
de 5 à 6 milliards de tonnes).
Pour l'exploiter, il a fallu créer une ville
nouvelle à Zouerat, des installations de traitement
et d'enrichissement, ainsi qu'un chemin de fer de plus
de 600 km reliant F'Dérik au port minéralier
de Nouâdhibou.
Ces dernières années n'ont pas été
très bonnes pour la SNIM (Société
Nationale Industrielle et Minière), en raison
de la crise du marché international de l'acier,
qui a vu bon nombre d'entreprises sidérurgiques
fermer en Europe.
La production de minerai mauritanien est descendue à
environ 7 millions de tonnes en 1982-1983, la plus mauvaise
période de l'histoire avec la SNIM,
car elle coïncidait avec l'ouverture de nouveaux
gisements des «guelbs» et l'inauguration
d'une usine d'enrichissement du minerai, pouvant traiter
15 millions de tonnes.
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Malheureusement la crise mondiale, et surtout
la crise asiatique de la fin des années 1990, n'a
pas amélioré les conditions du marché
international du fer (dominé par l'Australie et
le Brésil). les producteurs ont dû consentir
des baisses de prix de 11 % en 1999. En Mauritanie, la
production a longtemps stagné autour de 7 000 t/an,
mais maintenant elle exporte plus de 11 000 t par an.
Le paysreste un des plus gros fournisseurs de la France
(13 %), derrière le Brésil (36 %),
l'Australie (26 %) et le Canada (14 %). L'optimisme est
revenu chez les mineurs, d'autant que le risque de ne
pas pouvoir faire face à l'afflux de la demande
- en raison de l'épuisement des gisements de la
Kediet ej Jill - est dissipé. |
De nouveaux gisements ont été
découverts à proximité, dans le guelb
Mhaoudat, à 55 km au nord-est de Zouerat.
D'une teneur en fer aussi riche que ceux de la Kediet
(65 %) et plus riches que ceux du guelb Rhein (35 %),
ils n'auront plus besoin d'être enrichis, d'où
des économies substantielles dans leur exploitation.
On estime que le gisement de Mhaoudat recélerait
80 millions de tonnes de minerai de fer, immédiatement
exploitable, et davantage encore dans des réserves
additionnelles. |
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| AUTRES ATOUTS
Autres richesses du sous-sol : le gypse (400 millions
de t.), extrait de la sebkha de Ndramcha, au nord de
Nouakchott, l'eau minérale de Bennichchâb,
entre Nouakchott et Akjoujt, et bientôt, peut-être,
de l'uranium et de l'or dans le nord et des phosphates,
près du fleuve Sénégal. Quant à
la mine de cuivre
du guelb Moghrein, près d'Akjoujt, connue
depuis la préhistoire, actuellement inexploitée,
on a décidé de la remettre en service.
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Enfin, l'explotation des gisements
pétroliers commencera d'ici la fin 2005.
Par ailleurs, de grosses entreprises minières,
comme De Beers, Rio Tinto et Rex Diamond ont obtenu des
permis de recherches diamantifères dans le nord
du pays (notamment dans l'Achkar et l'Inchiris).
L'industrie est encore très embryonnaire en Mauritanie.
Elle se concentre surtout à Nouakchott (textile,
agro-alimentaire, matières plastiques, cimenteries)
et à Nouâdhibou (raffinerie de pétrole,
constructions mécaniques, agro-alimentaires)
Elle emploie environ 5 % de la population active. |
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INSTALLATIONS PORTUAIRES
Dans le domaine des transports et des réalisations,
la République Islamique de Mauritanie a accompli
un effort considérable pour se doter d'une infrastructure
moderne et performante.
En plus du port de pêche et minéralier
de Nouâdhibou, le pays compte un port en eau profonde
Nouakchott : le Port de l'Amitié, construit en
1989. D'une capacité de 1,5 million de tonnes
par an, ce port traite aujourd'hui environ 700 000 t
de marchandises par an, dont une bonne part en conteneurs.
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Ses installations modernes, notamment dans le domaine
de la manutention (grues), lui permettent d'accueillir
un nombre croissant de navires porte-conteneurs,RO/RO
et vracquiers, qui remplacent les navires conventionnels.
Le port de Nouâdhibou offre à ses utilisateurs
962 m de quai avec 8 postes de chargement. Il possède
5 fabriques de glace, dont 3 tunnels sur le quai pour
la livraison de glace (10 t./tunnel/jour) et il compte
plusieurs unités de conservation et de transformation
des produits de la mer, avec des entrepôts frigorifiques
d'une capacité totale de 30 000 t ainsi que 2 grues
sur rail. |
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LA ROUTE DE l'ESPOIR, l'ÉNERGIE
ET l'EAU
Dans le domaine des infrastructures terrestres, la
Mauritanie a inauguré en 1985 la «Route
de l'Espoir», grande voie transversale reliant
Nouakchott à Néma (1 150 km), aux confins
orientaux du pays. Cette route a permis de désenclaver
une bonne partie des régions du pays et d'ouvrir
un axe économique important vers le Mali. Il
reste aujourd'hui à en assurer la maintenance,
les vents de sable poussant sans cesse les dunes au
travers de la route. D'autres axes routiers bitumés
sont en chantier, comme celui reliant Nouakchott - Nouâdhibou.
Quant au transport aérien, la Mauritanie dispose
pour recevoir les grandes compagnies internationales,
de l'aéroport et de l'aérogare de Nouakchott
(204 000 passagers par an) qui ont été
complètement modernisés.
C'est le cas également de l'aéroport d'Atâr,
où se posèrent les premiers charters.
Enfin, on projette de construire un grand aéroport
international au nord de Nouakchott à Jreïda.
le transport aérien intérieur est assuré
par la compagnie nationale Air Mauritanie.
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| Des efforts considérables ont été
déployés au cours de ces dernières
années pour doter le pays d'un réseau de
production et de distribution de l'électricité.
De grandes centrales thermiques ont été
réalisées dans les principales villes du
pays. La première, celle de Nouâdhibou, d'une
puissance de 22 MW, a été mise en service
en 1978. Celle de Nouakchott, de 28 MW, a été
achevée en 1989. Ces deux installations couvrent
les besoins des deux villes, tant pour la consommation
domestique que pour le développement industriel.
D'autres centrales ont été construites à
Boutilimit, Aleg, Kiffa, Ayoûn El'Atroûs,Timbedgha
et Néma (villes situées le long de la Route
de l'Espoir). |
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L'énergie électrique étant
un secteur pilote pour le développement et la modernisation
du pays, ainsi que pour la réalisation du bien-être
social, les autorités publiques s'emploient à
son extension aux villages de l'intérieur. Une
autre source d'énergie envisagée, cette
fois-ci renouvelable : le vent. Dénommé
Alizés Electrification Rurale, ce projet (financé
en partie par la France) pourrait alimenter : 135 villages,
soit 7 000 familles, faisant de la Mauritanie une nation
pionnière dans ce domaine. (Parmi lesutilisations
du projet : l'électrification des dispensaires
et des écoles, le pompage de l'eau et l'éclairage
public). Dix villes de l'intérieur ont été
dotées d'un système d'alimentation en eau
potable par adduction à partir de nappes souterraines
(Aleg, Atâr, Akjoujt, Kiffa, Néma, Tidjikja,
Bogué, Boutilimit,Timbedgha et M'Boût).
Dans le cadre de l'OMVS (Organisation pour la mise en
valeur du fleuve Sénégal), à laquelle
appartiennent le Mali, le Sénégal et la
Mauritanie, deux barrages ont déjà été
réalisés : Diama et Manantali, pour accroitre
les ressources de ces pays en eau d'irrigation et en électricité.
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TOURISME EN DEVELOPPEMENT
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Depuis l'arrivée des premiers charters à
Atâr, le tourisme commence à se développer
en Mauritanie (24 000 touristes en 2000). Pour le moment,
il s'agit essentiellement d'un tourisme sportif (randonnées)
et culturel, surtout axé sur les découvertes
des villes anciennes de l'Adrar (Chinguetti, Ouadâne)
et du Tagant (Tidjikja, Tichît), ainsi que de la
découverte du désert saharien. Il est envisagé
que le tourisme balnéaire soit promu, avec la construction
de villages de vacances sur la côte.
En attendant, les touristes épris de l'océan
peuvent déjà aller visiter le Parc des Oiseaux
du Banc d'Arguin et du Diaouling, ou s'adonner à
la pêche sportive au Centre de pêche de Nouâdhibou.
En 1998, le tourisme a rapporté au pays plus de
10 millions de dollars. |
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